11 Septembre 1297 – Le petit pont de bois

Mahattan-Kaboul

Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres
Mon ciel si bleu est devenu orage
Lorsque les bombes ont rasé mon village

Voilà. Juste pour vous donner l’ambiance de ce 11 septembre.

Mais attention, 11 septembre 1297 ! Parce que, aussi étrange que cela paraisse et sans vouloir passer pour un complotiste, il y a eu d’autres 11 septembre avant 2001 ! Si si… Et il y en a eu d’autres après, et il y en aura encore d’autres. Même si les recherches par date sur Google sont un peu plus compliquées et si les résultats obtenus à la recherche 11 septembre donnent d’abord plusieurs pages concernant l’attentat de 2001 à New York.

Mull of Kintyre

Far have I travelled and much have I seen
Dark distant mountains with valleys of green
Past painted deserts, the sun sets on fire
As he carries me home to the Mull of Kintyre

 Mull of Kintyre, oh mist rolling in from the sea
My desire is always to be here
Oh, Mull of Kintyre

Vous l’avez compris, nous sommes en Ecosse, à quelques kilomètres du Mull of Kintyre cher à Paul McCartney, en plein milieu de la première guerre anglo-écossaise ou guerre de l’indépendance écossaise. Mal nommée, à mon avis. Parce que ce n’étaient pas les Ecossais qui voulaient leur indépendance. Ils se révoltaient contre les Anglais qui voulaient la leur contester. Ce qui est largement différent. Une guerre qui allait durer 32 ans ! De 1296 à 1328 !

Et la guerre allait bon train, vous pouvez me croire.

Après avoir attaqué et repris Dundee, les Ecossais commandés par Andrew de Moray et William Wallace (vous savez, c’est Mel Gibson dans le film Bravehaert) cherchent à barrer la route aux Anglais pour les empêcher de prendre la ville de Stirling. Ils se positionnent donc en haut d’une colline nommé Abbey Craig.

The fool on the hill

But the fool on the hill
Sees the sun going down
And the eyes in his head
See the world spinning round

Et de la-haut sur la colline, les Ecossais regardent les Anglais arriver, là-bas, de l’autre côté du pont.

Le petit pont de bois.

Un petit pont de bois
Qui ne tenait plus guère
Que par un grand mystère
Et deux piquets tout droits

Et les Anglais sont nombreux. Très nombreux. Ils comptent 6350 soldats à pied et 350 cavaliers lourds contre 1900 fantassins, 400 archers et 180 cavaliers légers. Autant dire que les forces en présence favorisent les Anglais, et de loin…

Ces Anglais, commandés par Hugh de Cressingham et John de Warenne discutent stratégie. Comment arriver de l’autre côté du fleuve Forth et battre les Ecossais ? La méthode la plus rapide, mais la moins sûre : passer par un gué situé à 3 kilomètres de là et revenir vers Abbey Craig (mais le fleuve s’élargit en une sorte de marécage). La moins rapide mais la plus sûre : passer par le pont. Inconvénient : il est étroit et ne peut laisser passer que deux cavaliers de front.

Les Anglais hésitent beaucoup.

Tu veux ou tu veux pas ?

Tu veux ou tu veux pas ?
Tu veux, c’est bien
Si tu veux pas, tant pis
Si tu veux pas, j’en ferai pas une maladie
Oui, mais voilà, réponds-moi non ou bien oui
C’est comme ci ou comme ça
Ou tu veux ou tu veux pas.

Et, après bien des hésitations, ils décident…

Il suffit de passer le pont.

Il suffit de passer le pont,
C’est tout de suite l’aventure !
Laisse-moi tenir ton jupon,
J’t’emmène’ visiter la nature !

Et les cavaliers traversent le pont. Et les Ecossais, là-haut, les regardent traverser sans bouger.

Mais vous vous doutez bien, de l’autre côté, point de jupon, comme le propose Brassens, mais il faut plutôt se tourner vers Gainsbourg pour comprendre ce que les Anglais découvrent…

La gadoue

Du mois de septembre au mois d’août,
Faudrait des bottes de caoutchouc
Pour patauger dans la gadoue,
La gadoue, la gadoue, la gadoue
Ouh ! La gadoue, la gadoue !
Une à une les gouttes d’eau
Me dégoulinent dans le dos
Nous pataugeons dans la gadoue,
La gadoue, la gadoue, la gadoue
Ouh ! La gadoue, la gadoue !

Eh oui, les Anglais sont pris dans la boue. Dans les alluvions du fleuve déposées là. Et dans la gadoue faisant suite aux fortes pluies du début septembre. Les chevaux sont coincés, embourbés. Mais il faut bien qu’ils avancent pour permettre aux autres d’arriver, de descendre du pont.

Les Ecossais attendent qu’un bon tiers de l’armée anglaise ait traversé pour enfin donner l’ordre d’attaquer. Et ils font un véritable carnage de l’armée anglaise. Les fantassins anglais tentent de retraverser à la nage de l’autre côté du fleuve. Beaucoup se noieront. Quant aux cavaliers lourds, ils sont pris par les piqueurs écossais qui les font descendre de leurs chevaux et les tuent sans pitié.

Et Wallace donne l’ordre de contourner la bataille pour faire une tenaille et empêcher les Anglais de repartir dans l’autre sens. Au plus fort de la bataille, le pont s’écroule, confirmant ainsi la lourde défaite des Anglais.

On avance le nombre de 6000 tués chez les Anglais contre quelques centaines chez les Ecossais.

En chantant

Tous les hommes vont en galère
À la pêche ou à la guerre
En chantant
La fleur au bout du fusil
La victoire se gagne aussi
En chantant.

Je ne sais pas si les combattants se sont battus en chantant, mais moi, j’ai bien aimé vous raconter cette bataille du pont de Sterling en l’agrémentant de quelques chansons.


Histoire vraie : La victoire à la bataille du pont de Stirling le 11 septembre 1297 est le début d’une série de victoires qui donnèrent à William Wallace le soutien des nobles écossais, ce qui mena rapidement à la chute quasi totale de toutes les places fortes tenues par les Anglais. Mais la guerre était loin d’être terminée…


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